L’Anglais en 6e

Le cours d’anglais en classe de 6e

Horaires et déroulement

Dans l’emploi du temps de la classe de 6e, 4 heures par semaine sont réservées à l’anglais. La plupart des élèves y ont été initiés en primaire mais, les niveaux étant très hétérogènes, toutes les bases sont reprises et un enfant qui aurait mal démarré pendant les années d’école a toutes les chances de repartir d’un bon pied !
Les débuts sont plutôt ludiques et doivent susciter chez l’enfant le plaisir d’apprendre une langue étrangère. Le cours s’appuie donc sur des supports variés : images, bandes dessinées, supports audios à travers de petits dialogues enregistrés par de jeunes anglophones. Mais attention ! Amusant ne veut pas dire facile, et une langue s’apprend au même titre que n’importe quelle discipline scolaire. Sans travail de mémorisation et d’entraînement, il n’y a pas d’assimilation possible et l’élève croira parler anglais alors qu’il ne fera que « baragouiner » !

Le cadre européen commun de référence pour les langues

Cet outil constitue un cadre théorique d’apprentissage des langues, commun à tous les pays de l’Union européenne. Au collège, l’enseignement s’organise en deux paliers. Le premier palier concerne les élèves qui poursuivent une langue commencée en primaire (puis ceux qui débutent une deuxième langue en collège). Il est lui-même divisé en trois niveaux (A, B et C). Pour les élèves de 6e et 5e, il s’agit du niveau A (utilisateur élémentaire) qui se découpe en :

  • A1 : introductif ou découverte ;
  • A2 : intermédiaire ou de survie. C’est le niveau à atteindre à l’issue du premier palier.

Cinq activités langagières sont à développer, les deux premières faisant l’objet d’un travail audio oral :
écouter et comprendre : reconnaître les mots entendus, isolément dans un premier temps, puis insérés dans une phrase simple. C’est ce qui forme l’oreille et permet à votre enfant de se familiariser avec l’accent ;
lire et comprendre : une fois les mots reconnus à l’oreille, savoir faire le lien entre ce que l’on entend et ce que l’on voit écrit. Puis, dans un deuxième temps, savoir prononcer correctement les mots que l’on déchiffre ;
parler avec quelqu’un : une fois les termes reconnus, apprendre à les utiliser de manière autonome et à les insérer dans des phrases construites. C’est par un jeu permanent de questions réponses entre l’enseignant et l’élève, ou sous forme de pair work entre élèves, que celui-ci apprend peu à peu à prendre la parole ;
s’exprimer oralement en continu : s’exprimer de manière autonome, en continu, sur un sujet simple, et ainsi s’approprier la langue étudiée en tant qu’outil de communication ;
écrire : relayer chaque nouvel apprentissage oral sous une forme écrite. Ceci fait l’objet des mots ou phrases copiés dans le cahier, puis appris à la maison. Des exercices écrits pouvant aller jusqu’à une expression écrite simple en fin d’année permettront d’utiliser les apprentissages en les fixant à l’écrit.

L’évaluation

Des grilles d’autoévaluation sont souvent proposées par les enseignants afin que l’élève puisse juger de sa propre implication pendant le cours, par exemple.
Des petites interrogations orales interviennent régulièrement, permettant d’évaluer sa capacité à reproduire ce qui a été travaillé à l’oral. Des interrogations écrites portant sur des questions de vocabulaire, des questions-réponses ou encore des exercices à trous permettent de juger sa capacité à compléter une phrase avec pertinence.
Des contrôles plus complets sont généralement proposés en fin de section afin de vérifier que toutes les nouveautés ont bien été assimilées. 

Le programme d’anglais en 6e

Les objectifs et les principaux thèmes

Le programme de 6e vise à l’acquisition des savoirs linguistiques de base destinés à fournir des outils de communication simples dans des situations concrètes de la vie. 
Le premier palier de compétences attendues s’articule autour de cinq grandes parties : 

  • Activités de communication langagière : compréhension de l’oral, expression orale en continu, interaction orale, compréhension de l’écrit, expression écrite
  • La compétence culturelle : autour du thème « modernité et tradition »
  • Les compétences linguistiques : nom et groupe nominal, groupe verbal, énoncés simples et complexes
  • Phonologie

Ce que l’on attend de votre enfant

En fin de 6e , votre enfant doit être capable de :

  • épeler un mot ;
  • compter et dénombrer ;
  • répondre aux consignes données ;
  • interroger sur une personne, un lieu, un moment, un objet ;
  • se présenter et présenter son entourage ;
  • montrer et décrire un objet ;
  • décrire l’endroit où il habite ;
  • faire des achats ;
  • dire à qui appartient un objet ;
  • dire ce qu’il aime ou n’aime pas, et ce que son entourage aime ou n’aime pas ;
  • interroger sur la cause et répondre ;
  • raconter ce qu’on fait habituellement dans une journée ;
  • raconter ce qu’on est en train de faire ;
  • raconter ce qu’on a fait la veille ;
  • parler de son enfance ;
  • situer les événements dans le passé ;
  • décrire ce que l’on porte ;
  • parler des repas ;
  • dire ce qui est permis et ce qui ne l’est pas ;
  • dire ce que l’on sait faire ;
  • découvrir différents métiers ;
  • demander l’heure et la donner ;
  • dire ce qui va se passer…

La liste n’est pas exhaustive et toute situation peut être prétexte à apprentissage !

L’anglais à la maison : mode d’emploi

Les devoirs à la maison

Même sans avoir une bonne maîtrise de l’anglais, vous êtes tout à fait en mesure d’aider votre enfant à travailler dans cette matière. Chaque leçon doit être reprise à la maison le soir même du cours. Demandez à votre enfant de relire son cours plusieurs fois, et de préférence à voix haute, pour l’entraîner à s’exprimer en anglais. Vous pourrez ainsi évaluer ses progrès en prononciation. Revoyez les mots de vocabulaire avec lui et assurez-vous qu’il les a bien compris : il doit savoir à la fois les dire et les écrire. Vous pouvez lui proposer de recopier sur un carnet les mots de vocabulaire et expressions à retenir. Le fait de réécrire permet de bien mémoriser. Reprenez les questions étudiées pendant la leçon et n’hésitez pas à les adapter à un autre contexte (par exemple, la question Who’s this? peut-être posée à partir d’une photo de famille). Cet exercice peut être fait aussi bien à l’oral qu’à l’écrit.
Passez aux exercices demandés par l’enseignant uniquement après cette étape.
On peut aussi faire retravailler la compréhension à l’aide des CD qui sont maintenant fournis avec la plupart des méthodes d’apprentissage. Un élève qui aurait du mal à faire le lien entre ce qu’il entend et le texte écrit aura intérêt à réécouter l’enregistrement en suivant le texte écrit des yeux, puis à abandonner le texte écrit au profit de la seule compréhension orale.

Les outils

Au collège, votre enfant travaille en général avec son manuel scolaire, un cahier d’exercices, (workbook) et un cahier de cours. Un dictionnaire bilingue est également utilisé en cours, mais il est utilisé très ponctuellement. C’est surtout le lexique à la fin du manuel scolaire qui fait l’objet d’une fréquentation régulière.
À la maison, ces supports sont également indispensables pour revoir la leçon, faire les exercices demandés ou préparer un contrôle. Pour aider votre enfant dans son travail, vous pouvez également l’inciter à recopier le vocabulaire ou les phrases et expressions à retenir par cœur sur un cahier ou un carnet à part. Un dictionnaire bilingue peut également être utile à la maison ; n’hésitez pas à demander l’avis du professeur pour faire le bon choix.

Les questions que vous pouvez vous poser

Faut-il tout traduire à mon enfant ? Non ! Beaucoup de choses n’ont pas besoin d’être traduites pour être comprises. Réservez la traduction pour les mots difficiles (les adverbes, par exemple) ou quand une construction de phrase pose problème. Mais dans ce cas, montrez l’équivalence d’une construction de phrase à une autre et ne faites pas de mot à mot.

Faut-il que mon enfant apprenne des listes de vocabulaire ? Ce n’est pas très utile. Le vocabulaire sera beaucoup mieux retenu s’il est appris dans une situation concrète. La liste de vocabulaire peut à la rigueur servir pour les révisions.

Quand commencer les séjours linguistiques ? Tout dépend de votre enfant. S’il est autonome et demandeur, pourquoi pas dès la 6e ? Mais le bénéfice sera plus de l’ordre d’une acquisition de maturité que de progrès linguistiques. Rien ne remplace un travail sérieux et régulier et le séjour linguistique, s’il est un « plus » indéniable, n’est pas suffisant pour réussir !

Good luck everybody!

Pour aider votre enfant à réviser, consulter les ouvrages "L'année de..." 6e :

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